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mardi 23 avril 2013

Chinatown de Bangkok

C'est comme si on se promenait dans un quartier complet de Dollorama. La grande majorité des boutiques ne vendent que des babioles en plastique dont la vie utile ne durera que quelques jours. Tant de déchets en perspective... Heureusement, à travers tous ces commerces d'objets multicolores et futiles, il reste encore quelques échoppes de services, du boucher au réparateur de moto.







jeudi 18 avril 2013

La tour hantée

Cette tour de 49 étages fût abandonnée en 1997 suite à la crise financière asiatique.





mercredi 17 avril 2013

Bangkok 3.0


Notre retour se pointe le bout du nez. C'est dans l'air. Pour preuve, nous comptons les jours avant la date de notre vol de retour. Alors, nous réfléchissons sur ce que nous pouvons et ne pouvons pas faire d'ici là. Faute de temps, nous faisons une croix sur la partie est de la Thaïlande que nous envisagions de visiter et décidons plutôt de prendre un train de nuit pour Bangkok question de gagner un peu de temps. Nous ferons un court séjour dans la mégapole (j'aime ça ce mot-là) avant d'aller passer quelques jours à la plage. Retrouvailles avec l'intense et surprenante Bangkok.






dimanche 10 mars 2013

Chiang-Khong : départ pour le Laos

C'est ben pour dire, autant au début de ce voyage je m'étonnais de voir les Thaïlandais sourire à tout vent, autant je m'étonne aujourd'hui que tout le monde n'en fasse pas autant. En moins d'un mois, je me suis créé une dépendance à la banane.

Le visa de trente jours maintenant échu, il faut penser à sortir du pays pour au moins deux semaines. La Birmanie n'étant plus une option, nous optons donc pour le Laos. Nous passons une dernière nuit en Thaïlande dans le village de Chiang-Khong où l'on sent déjà que les généreux sourires thaïlandais s'étiolent avec la limite frontalière qui est dessinée par le Mékong dans cette région du Nord. Sans doute le fait de voir les touristes séjourner au mieux pour une nuit n'aide pas. À force de voir des gens uniquement de passage qui n'ont pour seule préoccupation que de traverser la frontière n'a rien pour faire sourire les habitants de Chiang-Khong. Quoi qu'il en soit, nous avons pris le traversier le lendemain matin pour Huay Xai, le village situé juste en face, de l'autre côté du fleuve, dans la République populaire du Laos.

En arrivant à notre hôtel, en fin d’après-midi, nous avons une première vue de Huay Xai au Laos.

Notre traversier et son capitaine avec ses Ray Ban et sa chemise hawaïenne. On se sent immédiatement en vacances.

Nos compagnons de traversée, un Chinois rigolo de la région de Shanghai et un moine laotien qui tente de se protéger du Soleil.


Nous nous sommes d'abord empressés d'apprendre les mots bonjour (sabadee) et merci (kop chai). (Nous mettons toutes les chances de notre bord.) Peut-être est-ce un peu parce que nous sommes à nouveau dans une ville frontalière avec une multitude de touristes de passage, mais nous sentons quand même que nous ne sommes plus au pays du sourire.

On comprend au premier coup d'oeil que le Laos est plus pauvre que sa voisine, mais étrangement tout y est plus cher. Il y a moins de monde aussi. Le Laos compte un peu plus de six millions de personnes par rapport à plus de soixante en Thaïlande. L'écart est considérable. Cependant, malgré leur petit nombre, les Laotiens ont accueilli en 2010 deux millions et demi de touristes. Ça me paraît énorme et c'est peut-être ce qui explique leur air quelque peu indifférent ?...

On remarque avec amusement l'héritage français sur les étagères des petites épiceries : du fromage La Vache qui rit, de bonnes pâtisseries, du vin, des pains baguette et, sur la place, des hommes jouant avec ferveur à la pétanque.

À force de traîner lors de cette première journée au Laos, nous sommes arrivés trop tard à 4 h 20 (les bureaux ferment à 4 h) pour acheter nos billets pour le bateau du lendemain qui nous mènera jusqu'à Luang Prabang. - La situation nous a semblé quelque peu étrange, car le bureau était ouvert et le vendeur de billets était bien là à répondre à nos questions, mais puisque 4 h était passé, il ne vendait plus de billets. - Il fallut revenir à 8 h le lendemain pour les acheter. Au matin, notre homme n'est apparu qu'à 8 h 40... Bref, nous avons compris qu'ici il ne faut pas être trop pointilleux sur les horaires et que nous devrons être patients.

Nous sommes un peu en adaptation depuis notre arrivée au Laos et j'avoue que c'est difficile de m'en imprégner suffisamment pour vous en parler, car j'ai encore le réflexe de comparer ce pays avec la Thaïlande et je n'aime pas faire ça, car chaque peuple a son histoire. Il est donc vain de vouloir les comparer. Je me suis d'ailleurs un peu informée sur celle du Laos pour tenter de mieux comprendre le pays et ses habitants. J'ai bien vu qu'ils n'ont pas été épargnés au fil des siècles. Ils ont été envahis par les nations voisines (Birmanie, Chine, Thaïlande), colonisés par la France, en guerre civile et bombardés pendant plus de neuf ans par les Américains en guerre contre le Vietnam, alors que le Laos n'a jamais été en guerre contre quiconque. Il y a là de quoi vous éteindre le sourire pour quelques décennies.


Coucher de Soleil sur le Mékong en sirotant une Beer Lao.

Pirogues du Mékong




mercredi 6 mars 2013

Lampang - Marché de nuit

Les chiens du proprio ayant jappé une bonne partie de la nuit et ayant peu dormi, c'est sans remord que nous avons quitté le TT&T pour nous rapprocher du coeur de la place. Nous avions la veille visité une "guesthouse" située directement sur la rue qui devient piétonne et se transforme en marché de nuit la fin de semaine. Contrairement aux autres marchés de nuit que nous avons vus jusqu'à maintenant et qui sont surtout fréquentés par les touristes avec à peu près toujours la même camelote à vendre, celui-ci est très populaire auprès des Thaïs. On dirait que tous les habitants de la ville s'y donnent rendez-vous. Et, comme par magie, à 23 h tous les stands sont démontés, la musique cesse et le marché redevient une rue paisible. L'atmosphère décontractée qui se dégage du marché de nuit de Lampang nous a rappelé la vente sur St-Laurent à Montréal.







mardi 5 mars 2013

R.I.P. TTT

Lampang - Nous venons d'arriver par bus dans cette petite ville où l'on trouve encore des calèches tirées par des chevaux bien petits pour s'acquitter d'une telle corvée et où les temples sont en teck. À cette heure-ci, il est encore un peu tôt (toujours trop chaud à 15 h) pour aller se promener en ville et découvrir les attraits de Lampang.

Arbre près de l'hôtel sur le chemin qui mène au centre-ville de Lampang.


Notre chambre, la moins bien (et aussi la moins chère) jusqu'à maintenant, est située un peu en retrait de la ville. Question hygiène : presque le standard indien (avec staff masculin, notre amie Karine va comprendre). Le hic est qu'ici, à la différence de l'Inde, on nous demande d'enlever nos chaussures en franchissant le seuil de l'hôtel. :-( L'endroit aurait besoin d'un bon nettoyage mettons, je dirais même plus, d'une exfoliation. Je trouve que d'enlever ses chaussures en entrant dans une maison est une pratique formidable car les parquets restent propres plus longtemps, mais dans cet hôtel-ci on récure pratiquement le plancher avec nos bas.

Le même arbre vu de notre chambre...


Quant au wifi, c'est une uthopie. Hé! C'est que nous avons été choyés jusqu'à maintenant avec des connexions plutôt rapides. Je me disais aussi que 400 baths c'était un prix louche... En fait, c'est un prix correct, c'est exactement ce que ça vaut. Si le TT&T était propre, ce serait une excellente affaire.
TT&T, comme dans Thérèse Trudel Tremblay, le nom de ma mère, à qui j'ai pensé tout le long du trajet depuis Chiang Rai, car ça vient de faire dix ans qu'elle est décédée. Un bien grand mot du reste, car elle est toujours bien vivante en moi après toutes ces années. Tout ce que j'aimais d'elle et un peu de ce que j'aimais moins est tapi au fond de moi et ne demande qu'à poindre à tout moment. Souvent, comme pour me surprendre, à l'instant où je m'y attendais le moins. Je reconnais bien là ma mère, tiens ! Mais plus que tout, c'est son rire si communicatif qui me manque.
En tout cas, TTT ne serait jamais restée au TT&T, ça j'en mettrais ma main au feu. Mais repose en paix maman, ta fille dormira très bien ce soir puisque tu veilles sur elle.