vendredi 5 avril 2013

À la recherche du chien perdu - 14e essai

Très chère Karine,


Toujours à la recherche du compagnon idéal, nous sommes tombés sur ce molosse à clochette. Une bête dangereuse qui pourra te protéger où que tu sois! Nous avons pris de très grands risques pour le photographier et affronter ses crocs roses prêts à nous transpercer. Mais rien ne nous arrête dans cette quête absurde.



Et encore une fois, dès que nous avons prononcé ton nom, ton charme a opéré.



jeudi 4 avril 2013

Vientiane


La capitale du Laos compte moins d'un million d'habitants. Pas beaucoup de monde au Laos comme je vous le disais. Vientiane a été détruite durant la guerre et reconstruite. Le résultat n'est pas fameux, sauf peut-être la promenade qui longe le Mékong d'où l'on peut admirer le coucher de soleil et regarder les habitants dans le seul lieu en ville où ils peuvent déambuler tranquillement.
Il y fait chaud aussi, très chaud. Entre 11 h et 14 h, c'est juste insupportable. Un vrai four. On a rapidement constaté que les trottoirs servent principalement de stationnement pour les voitures et les motos. Au diable les piétons! Si on veut marcher, ben c'est dans la rue à même la circulation à côté des voitures, tuk-tuks et motos. Moi qui aime marcher... Zéro plaisir à le faire ici. C'est qu'en réalité, personne ne marche à Vientiane, sauf François, moi et quelques touristes qui persévèrent pour finalement faire la démonstration que c'est impossible.



Ville frontalière avec la Thaïlande, Vientiane héberge plusieurs ambassades et l'activité économique est bien vivante. Dans le quartier touristique, la nuit tombée, on peut voir des filles haut perchées sur des talons vertigineux aborder le client de manière non-équivoque. Troublant spectacle nocturne.
Vous aurez compris que nous n'avons pas eu de réel coup de coeur pour la capitale. Cependant, nous avons eu la joie de retrouver nos voyageurs Français par hasard à la réception d'un hôtel. L'occasion était trop belle, nous avons fêté nos retrouvailles dans un restaurant indien. - Ça faisait du bien de changer de cuisine et de pouvoir à nouveau manger végétarien. Jamais je n'aurais pensé dire un jour que je m'ennuie des lentilles et du tofu. Pourtant, c'est bien là où je suis rendue : dans l'ennui du tofu.

Tiens, parlant de nourriture, tout près de notre hôtel, nous sommes tombés sur une excellente pizzeria tenue par un couple. Elle, un belle Laotienne, s'occupe de prendre les commandes et lui, un occidental, devant son four à bois fait les pizzas. Misère ! par cette chaleur ! Je le plains le pauvre. Ils ont un nourisson qui dort paisiblement sous un moustiquaire là-bas sur une table, deux ventilos placés devant pour lui donner un peu d'air.
On boit notre bière à la laotienne avec de la glace et notre pizza goûte la pizza maison. Miam! Après avoir réglé l'addition, on dit à la proprio que je pense l'avoir vue avec mari et bébé dans les environs de Luang Prabang. C'est bien le cas, ils y étaient aux mêmes dates. Le plus étonnant, elle nous apprend que son mari vient du Canada, de Montréal plus précisément. Ça pouvait bien goûter chez-nous!


Le soir venu, les gens se rassemblent sur la promenade qui longe le Mékong pour regarder la coucher de soleil.


Le Mékong est tellement bas à ce temps-ci de l'année qu'il coule essentiellement du côté thaïlandais.


dimanche 31 mars 2013

Vang Vieng

Après avoir lu quelques commentaires sur les forums de voyage au sujet de Vang Vieng, mon enthousiasme était à son plus bas quand François m'a proposé d'y passer une nuit ou deux. On décrit cette ville comme un lieu de déchéance occidentale pour jeunes "backpackers" qui y vont pour se saouler la gueule et s'éclater à peu de frais. Hum... Pas sure... Mon chum étant très persuasif, nous avons quand même décidé d'y aller, mais en s'assurant d'habiter à l'extérieur de la fameuse zone.

Juste avant d’arriver à Vang Vieng, une montagne de film fantastique se dresse devant nous.


Après un trajet de six heures depuis Luang Prabang sur des routes sinueuses en montagne, nous arrivons au Jammy Guesthouse, situé en dehors du centre-ville, mais à 15 minutes à pied des restaurants. L'endroit est paisible, le patron charmant, notre chambre à l'étage est lumineuse et nous avons même un balcon donnant sur le coucher de soleil derrière les magnifiques montagnes. Wow! C'est sans doute notre meilleure chambre depuis le début du voyage et à un coût dérisoire. De plus, les déjeuners (excellents) sont compris. – C'est entre autre pour ça que les jeunes se retrouvent à Vang Vieng, tout y est beaucoup moins cher qu'ailleurs. – Que nous sommes bien ici! Tellement, qu'au moment où j'écris ce billet ça fait déjà quatre jours que nous sommes là et c'est presque avec regret que nous partirons demain.

Palmier en V pour Vang Vieng? Et nuages qui épousent la végétation.


Rencontre avec un super-héros. 
Deux essentiels pour les Laotiens : moto pour le transport et haut-parleur pour le karaoké.

Oui, bon, l'autre face de la médaille existe aussi et nous avons pu l'observer le jour même de notre arrivée. Ici, on propose aux touristes une activité appelée "tubing" qui consiste à descendre la rivière affalé, éjarré (appelez ça comme vous voulez) dans une tripe de tracteur tout en faisant maints arrêts durant la descente pour boire un coup. Ça donne un joli résultat quand, en fin de journée, on voit apparaître les touristes sur la rivière. Certains vont même jusqu'à payer un Laotien pour se faire pousser la tripe (la grande classe, quoi!) afin d'arriver un peu plus rapidement à bon port. D'autres n'ont plus aucune tenue, comme cette fille ivre morte qui criait mollement, affalée dans sa tripe, pour qu'une de ses connaissances assise à la même terrasse que nous la regarde enfin. L'autre n'en a évidemment rien fait et s'est fait traité de "bitch" au final. C'était... Comment dire... Pathétique ? Oui, et assez vulgaire.

Un peu plus tard, nous avons croisé dans la rue les mêmes filles givrées en bikinis (!) beuglant toujours autant. Quand on connait la pudeur des Laotiens (ils se baignent habillés, c'est pour vous dire), on ne peut qu'éprouver un immense malaise devant ce genre d'excès. Le plus drôle (façon de parler), c'est que le Laos a pris soin d'imprimer en anglais plusieurs affiches expliquant aux visiteurs les comportements inappropriés dans leur pays. Affiches que l'on retrouve pratiquement dans tous les lieux touristiques. – Bien franchement, ça me sidère que l'on manque à ce point de respect envers une autre culture alors que l'on fait partie des privilégiés de ce monde qui peuvent voyager. Voilà, c'est dit.

On trouve de tout pour les touristes au centre de Vang Vieng.
En somme, Vang Vieng est une petite ville très touristique mais peu chère comparativement aux autres lieux où nous avons séjourné au Laos. Le paysage est enchanteur, les grottes à visiter sont nombreuses pour ceux que ça intéresse et, en se mettant un peu à l'écart, on peut facilement y passer plusieurs jours pour se reposer un peu entre deux trajets de bus.


La qualité des routes laisse un peu à désirer...







jeudi 28 mars 2013

Trajet entre Nong Khiaw et Luang Prabang


Pour revenir à Luang Prabang, nous optons pour un bateau qui descend la rivière Nam Ou. Nous aimons voguer sur les rivières, c'est un merveilleux moyen pour voir du paysage. Très tôt le matin, nous nous rendons au quai de Nong Khiaw. Nous connaissons un peu le système, à savoir que sur ces bateaux, normalement, il y a seulement quelques sièges pour les premiers arrivés. Les autres passagers doivent s'asseoir par terre sur une planche. Nous faisons donc le pied de grue patiemment sur le quai (je dis "quai" mais c'est un escalier en fait, pas réellement un quai). Quand on finit par nous indiquer le bateau où monter, on est très, très déçus de n'y voir aucun siège pour les passagers. Il y a comme une petite incrédulité dans nos airs ahuris.



On s'installe tant bien que mal sur la planche. Deux couples de Français prennent place dont une des femmes se fait transporter dans les bras de son mari (!) et non, elle n'est pas handicapée. Elle s'indigne haut et fort devant la planche sur laquelle elle devra poser son précieux postérieur et passer les six prochaines heures. Elle répète "Non, je ne me vois pas du tout, là!". Nous trouvons la scène amusante. À bord également : un couple de joyeux retraités australiens, deux jeunes amoureux allemands et une famille des Cantons de l'Est. Quand notre inconfortable bateau est enfin rempli, un autre est indiqué aux touristes retardataires, mais avec des sièges celui-là! On se regarde tous sans trop y croire, verts de jalousie. L'Australien qui aime tourner les situations en dérision trouve que nous sommes vraiment chanceux, car notre bateau est le premier à partir. On se console comme on peut. Pour souligner notre "chance", il sort une bouteille de scotch et offre une tournée générale. Le rituel de la tournée se fera durant toute la descente.
À un certain moment du trajet, le bateau atteint le rivage pour une raison inconnue mais que les passagers pensent être une pause pipi. Erreur! C'est plutôt trente minutes de marche pour tout le monde afin que le bateau puisse franchir allège des rapides en eau peu profonde. Au moment de repartir, le deuxième bateau nous rattrape et nous dépasse en nous envoyant ses vapeurs d'échappement. Nous avons rigolé, car parfois dans la vie il n'y a que ça à faire : rire.

Notre bateau franchissant les rapides pendant que nous marchons sur la rive.

Bateau des retardataires en plein dépassement.

Durant la descente, nous croisons plusieurs turbines hydroélectriques au fil de l'eau.


Chercheurs d'or.

Avant que nous atteignions le Mékong, une magnifique falaise est apparue.



En arrivant sur le Mékong nous sommes reçus par des meneuses de claques .

Après six heures de voyage, juste avant d'arriver à Luang Prabang.

dimanche 24 mars 2013