vendredi 15 mars 2013

Haw Pha Bang - la Chapelle Royale






Si l’on est patient, on peut réussir à avoir le lieu vide.

Mais normalement, c’est plus ça.

jeudi 14 mars 2013

mercredi 13 mars 2013

À la recherche du chien perdu - 11e essai


Bon, il fait un peu la grimace, mais il est très bon en affaire et sa compagnie de location fonctionne rondement. C'est un bon parti Karine, pense-y.




mardi 12 mars 2013

Deux jours sur le Mékong

Laos - Descendre le Mékong en "slow boat" est quasi un incontournable au Laos. Pas toute la rivière là, juste assez de kilomètres pour bien remplir deux journées et ce sera parfait. Départ à midi de Huay Xai, même s'il a fallu être là assez tôt (8 h) pour acheter nos billets et surtout pour se trouver une place sur le fameux bateau, car chaque siège est numéroté avec un petit papier volant simplement déposé dessus que chacun déplace à sa guise tant que personne n'y a laissé un objet personnel pour marquer son territoire.

Nos gros sacs enfouis dans la cale, nos sièges marqués d'une ou deux gogosses, nous sommes partis tuer le temps en buvant un jus de fruits dans un resto avec vue sur le minuscule quai. Les bateaux sur la rive sont tous semblables : longs, en bois et très étroits. Nous les trouvons fort jolis et lorsque nous nous installons enfin dans le nôtre vers 11 h 15, l'excitation est palpable. Tous les passagers ont hâte que le moteur se mette en branle. Et pour cause ! Le paysage montagneux est superbe et nous tombons rapidement dans un état contemplatif.

Vue sur le port de Huay Xai et les «slowboat». Nous ferons notre croisière vers Pakbeng et Luang Prabang sur un de ces bateaux. Le nôtre est celui au bout des marches avec une table sur le toit.



Les rives du Mékong sont quasi inhabitées dans cette partie du Laos, peut-être sont-elles trop difficiles d'accès en raison des montagnes ? Tantôt, des buffles se prélassent dans l'eau ou sur la plage, là quelques huttes forment un petit hameau et des enfants jouent dans l'eau, là-bas un pêcheur installe son filet. Parfois, nous croisons un autre bateau plus lent mais plus gros que le nôtre avec un genre de maison dessus ou encore un "spead boat" qui arrive à toute allure, un casque de moto "full face" sur la tête de celui qui tient la barre derrière. Sur les berges, on voit de verts potagers, beaucoup de potagers, installés dans le lit de la rivière tandis que l'eau s'est partiellement retirée du fleuve en cette saison sèche. Tout autour, des montagnes très pentues de calcaire font que le paysage ne cesse de se modifier et de nous ravire.

À la fin de la première journée, nous faisons un arrêt dans le joli petit village de Pakbeng pour y dormir et repartir le lendemain matin, mais à 9 h cette fois car la journée sera plus longue. Un bon livre, une caméra, un lunch et de l'eau, c'est tout ce dont nous avions besoin pour passer chacune de ces deux agréables journées sur notre "slow boat".
Ce sera très certainement un moment fort du voyage, car nous avons apprécié le rythme lent du bateau sur ce fleuve mythique et la beauté sauvage et spectaculaire des paysages.





   «Speedboat»: beaucoup plus rapide, beaucoup plus cher et beaucoup plus bruyant. 




Le Mékong vu du village de Pakbeng.



Potager sur les dunes.

Artisanat local


lundi 11 mars 2013

Jardin des allongés

J’avais vu sur une carte une indication pour un cimetière militaire chinois juste à l’extérieur de Chang Khung. Étant donné mon amour pour ces lieux de repos éternel, j’étais curieux de voir comment les militaires chinois aménagent leurs cimetières.

En arrivant, un portail rouillé orné de barbelés crée, avec son ombre, une croix.
Ça augure bien.

Cent mètres après le portail, un homme ramasse et brûle les feuilles mortes à côté d’un bâtiment fermé.

Sur le bâtiment, il y a des inscriptions, mais c’est du chinois pour moi.



Le cimetière est aménagé au sommet d’une colline avec le bâtiment au centre et derrière, disposées en éventail, les pierres tombales.







Si le sujet vous intéresse, voici un lien vers les cimetières vus durant notre séjour en Argentine et au Chili. Cliquez ici

dimanche 10 mars 2013

Chiang-Khong : départ pour le Laos

C'est ben pour dire, autant au début de ce voyage je m'étonnais de voir les Thaïlandais sourire à tout vent, autant je m'étonne aujourd'hui que tout le monde n'en fasse pas autant. En moins d'un mois, je me suis créé une dépendance à la banane.

Le visa de trente jours maintenant échu, il faut penser à sortir du pays pour au moins deux semaines. La Birmanie n'étant plus une option, nous optons donc pour le Laos. Nous passons une dernière nuit en Thaïlande dans le village de Chiang-Khong où l'on sent déjà que les généreux sourires thaïlandais s'étiolent avec la limite frontalière qui est dessinée par le Mékong dans cette région du Nord. Sans doute le fait de voir les touristes séjourner au mieux pour une nuit n'aide pas. À force de voir des gens uniquement de passage qui n'ont pour seule préoccupation que de traverser la frontière n'a rien pour faire sourire les habitants de Chiang-Khong. Quoi qu'il en soit, nous avons pris le traversier le lendemain matin pour Huay Xai, le village situé juste en face, de l'autre côté du fleuve, dans la République populaire du Laos.

En arrivant à notre hôtel, en fin d’après-midi, nous avons une première vue de Huay Xai au Laos.

Notre traversier et son capitaine avec ses Ray Ban et sa chemise hawaïenne. On se sent immédiatement en vacances.

Nos compagnons de traversée, un Chinois rigolo de la région de Shanghai et un moine laotien qui tente de se protéger du Soleil.


Nous nous sommes d'abord empressés d'apprendre les mots bonjour (sabadee) et merci (kop chai). (Nous mettons toutes les chances de notre bord.) Peut-être est-ce un peu parce que nous sommes à nouveau dans une ville frontalière avec une multitude de touristes de passage, mais nous sentons quand même que nous ne sommes plus au pays du sourire.

On comprend au premier coup d'oeil que le Laos est plus pauvre que sa voisine, mais étrangement tout y est plus cher. Il y a moins de monde aussi. Le Laos compte un peu plus de six millions de personnes par rapport à plus de soixante en Thaïlande. L'écart est considérable. Cependant, malgré leur petit nombre, les Laotiens ont accueilli en 2010 deux millions et demi de touristes. Ça me paraît énorme et c'est peut-être ce qui explique leur air quelque peu indifférent ?...

On remarque avec amusement l'héritage français sur les étagères des petites épiceries : du fromage La Vache qui rit, de bonnes pâtisseries, du vin, des pains baguette et, sur la place, des hommes jouant avec ferveur à la pétanque.

À force de traîner lors de cette première journée au Laos, nous sommes arrivés trop tard à 4 h 20 (les bureaux ferment à 4 h) pour acheter nos billets pour le bateau du lendemain qui nous mènera jusqu'à Luang Prabang. - La situation nous a semblé quelque peu étrange, car le bureau était ouvert et le vendeur de billets était bien là à répondre à nos questions, mais puisque 4 h était passé, il ne vendait plus de billets. - Il fallut revenir à 8 h le lendemain pour les acheter. Au matin, notre homme n'est apparu qu'à 8 h 40... Bref, nous avons compris qu'ici il ne faut pas être trop pointilleux sur les horaires et que nous devrons être patients.

Nous sommes un peu en adaptation depuis notre arrivée au Laos et j'avoue que c'est difficile de m'en imprégner suffisamment pour vous en parler, car j'ai encore le réflexe de comparer ce pays avec la Thaïlande et je n'aime pas faire ça, car chaque peuple a son histoire. Il est donc vain de vouloir les comparer. Je me suis d'ailleurs un peu informée sur celle du Laos pour tenter de mieux comprendre le pays et ses habitants. J'ai bien vu qu'ils n'ont pas été épargnés au fil des siècles. Ils ont été envahis par les nations voisines (Birmanie, Chine, Thaïlande), colonisés par la France, en guerre civile et bombardés pendant plus de neuf ans par les Américains en guerre contre le Vietnam, alors que le Laos n'a jamais été en guerre contre quiconque. Il y a là de quoi vous éteindre le sourire pour quelques décennies.


Coucher de Soleil sur le Mékong en sirotant une Beer Lao.

Pirogues du Mékong